250 ouvriers formés à la prévention des violences basées sur le genre avant leur accès aux chantiers du PFCIGL à Uvira
A Uvira, dans la province du Sud-Kivu, HEAL Africa accompagne les entreprises chargées de l’exécution des travaux au port de Kalundu et au poste frontalier de Kavimvira dans le renforcement des mesures de prévention des violences basées sur le genre, des exploitations, des abus et du harcèlement sexuel (VBG/EAS/HS). Au total, 250 ouvriers et parties prenantes ont été concernés par cette formation organisée avant leur accès aux chantiers .
La réalisation de grands travaux d’infrastructures ne se limite pas à la construction d’ouvrages. Elle suppose également une attention particulière aux relations entre les travailleurs et les populations vivant à proximité des sites d’intervention. En effet, la présence d’un nombre important d’ouvriers et les interactions avec les communautés riveraines peuvent accroître certains risques de violences basées sur le genre, notamment les exploitations, les abus et le harcèlement sexuels.
C’est dans cette perspective que HEAL Africa, dans le cadre du Projet de facilitation du commerce et de l’intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL), a organisé une formation destinée à 250 ouvriers et parties prenantes des entreprises GETRA-AXOR Construction et Groupe EIS-Africa, intervenant respectivement au port de Kalundu et au poste frontalier de Kavimvira.
Cette formation s’inscrit dans la mise en œuvre des mesures de sauvegarde sociale du projet, financé par la Banque mondiale à travers le ministère du Commerce extérieur. Elle vise à préparer les équipes à exercer leurs activités dans le respect des droits, de la dignité et de la sécurité des communautés riveraines.
Comprendre les risques et adopter les bons comportements
Les participants ont été outillés sur les différentes formes de VBG, les risques d’exploitation et d’abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel. Les échanges ont porté sur les comportements susceptibles de favoriser ces violences dans l‘environnement des chantiers, les responsabilités individuelles des travailleurs et les attitudes à adopter dans leurs rapports avec les populations locales.
La formation a également abordé le fonctionnement du Mécanisme de gestion des plaintes (MGP). Les ouvriers ont été sensibilisés aux différents moyens de signalement, comme les boîtes à plaintes installées sur les chantiers, ainsi qu’à l’importance de la confidentialité et de la sécurité dans le traitement des préoccupations et des plaintes.
Le Code de bonne conduite : un engagement individuel
Un autre aspect important est celui du Code de bonne conduite. Les participants ont été sensibilisés aux règles qui encadrent leurs comportements sur les lieux de travail et dans leurs interactions avec les communautés. Ils ont été invités à prendre connaissance de ce document et à le signer individuellement, marquant ainsi leur engagement à respecter les principes de prévention des VBG, des EAS et du HS.
Cet accompagnement fait de la protection des personnes une préoccupation essentielle dans la réalisation des infrastructures à Uvira, car la réussite des travaux au port de Kalundu et au poste frontalier de Kavimvira doit aussi se mesurer à la capacité des différents acteurs à préserver les droits, la dignité et la sécurité des populations riveraines.